Réorganisation pragmatique chez Jaillance
Début 2027, Nicolas Fermond prendra les rênes de Jaillance en remplacement de Guillaume de Laforcade arrivé à l'été 2022. Précédemment directeur technique de Jaillance, il sera secondé par Fabien Taurand, actuel directeur financier.
Cette décision fait suite à une réflexion de la direction et du conseil d'administration visant à ajuster les moyens de la coopérative à son environnement. Près de 70% des ventes s'effectuent en clairette de Die. « Or le marché des vins AOP effervescents se contracte de 3 à 3,5% et nous allons être confrontés à une nouvelle campagne d'arrachage après la récolte 2026, pour une activité qui n'est plus rentable pour beaucoup de producteurs, souligne Guillaume de Laforcade, l'actuel DG. Nous avions le choix de ne rien faire et d'attendre des jours meilleurs ou d'ajuster la structure à son environnement. » À cela s'ajoute la pression des partenaires financiers pour réduire la masse salariale.
Guillaume de Laforcade accompagnera la poursuite de la politique commerciale de la coopérative jusqu'à la fin de l'année. Jaillance s'engage, pour le dernier trimestre 2026, à développer la force de vente sur le terrain tout en améliorant la lutte contre les ruptures de stock en GD. Son action porte également sur le développement de ses produits en croissance. Son crémant de Bordeaux connaît une augmentation des ventes de 8% cette année, après plus de 5% l'année précédente. Le crémant de Die voit ses chiffres croître de 14%. Le produit sans alcool à base de muscat connaît lui aussi une progression, tout comme le brut de clairette de Die qui commence à s'imposer comme alternative française au prosecco pour les spritz, tant en CHR qu'en GD. Début 2027, les 200 coopérateurs ajouteront le retour du rosé AOC clairette de Die à leurs gammes.


Timide redressement économique des vins de Provence 

