49557489 3D6B 416E 9573 5E88819DB28CLe groupe familial bourguignon Labruyère, au travers de sa filiale Labruyère Développement & Industrie (LDI), a obtenu devant le tribunal de commerce de Montpellier la reprise de 90% des actifs de la société Raphaël Michel transférés depuis à sa filiale Dolia. LDI évite ainsi la reprise de la société mère mise en examen. La nouvelle entité, présidée par Sébastien Bouvet-Labruyère, prend le nom d’Anagram et se donne un double objectif. D’une part, « permettre aux créanciers de bénéficier d’un remboursement intégral ». Avec l’accord de l’administrateur judiciaire et grâce aux négociations préalables avec les banques qui ont nanti les actifs, LDI a, ces derniers mois, proposé plusieurs options de paiement aux producteurs sous condition de fidélisation des apports : 20% de règlement immédiat contre une extension de la dette ou un échéancier sur 8 ans (Raphaël Michel revendiquait 3 000 vignerons et coopératives fournisseurs). D’autre part, Anagram, qui s’installe à Piolenc dans les locaux de l’ancienne maison mère, vise à « redevenir le leader européen de l’assemblage de vin en vrac avec des volumes supérieurs à 400 000 hl d’ici 3 ans ». Raphaël Michel a réalisé 62 M€ de CA l’an dernier. Alexandre Desroches, son Pdg depuis un an, et Guillaume Ryckwaert, le fondateur de l’entreprise, mis en examen pour tromperie et escroquerie, n’auront aucune fonction chez Anagram, même si ce dernier est susceptible d’« apporter des informations et conseils en rapport avec l’activité », affirme-t-on dans son entourage. La DGCCRF avait révélé une fraude sur trois ans portant sur 480 000 hl, dont 200 000 hl de vins sans IG commercialisés avec une AOP côtes-du-rhône ou côtes-du-rhône villages et diffusés notamment en grande distribution.
LDI reprend donc un passif de 28,4 M€, 22 collaborateurs, les 100 000 hl de cuverie de Piolenc, le bail de Dolia sur les installations de transformation louées à la coopérative de Visan (100 000 hl), les certifications BRC et IFS, ainsi qu’un patrimoine foncier : 78 ha en vallée du Rhône sud, 30 ha en Provence, 59,8 ha en Languedoc, une entreprise viticole chilienne (Casa Tiapuame) et ses 50 ha. Outre Dolia, LDI reprend également les filiales Claude Nicolas, négociant vinificateur de vins du Sud-Ouest (170 000 hl), une structure d'achat dans le Languedoc (Silène Group) et un outil logistique et de services de vins du Nouveau Monde avec une plate-forme en Ligurie (Oenotria-Cluster).
LDI a déjà redressé plusieurs entreprises dans l’e-commerce d’ustensiles de cuisine (Mathon), la décoration d’intérieur (Mathilde Création - Blanc d’ivoire). Sa maison mère, créée en 1909 et basée à Mâcon, compte des propriétés dans les meilleurs vignobles du Beaujolais, de Bourgogne, de Champagne et du Bordelais.

Foires aux vins de cavistes et du e-commerce spécialisé

Le concept de foire aux vins a été inventé par la grande distribution. La paternité en reviendrait aux magasins E.Leclerc de l’ouest de la France en 1979, même si des promotions de ce type ont sans doute existé avant. S’il a longtemps été méprisé par les cavistes, le succès de l’opération, et surtout sa surmédiatisation, ont incité les chaînes de cavistes, puis les sites de vente de vin sur Internet à se joindre à l’événement tout en affirmant leurs différences. Revue de détails des opérations de cet automne 2018.

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Une version de cette enquête au format pdf est téléchargeable en rubrique V&S Documentation (gratuit pour les abonnés)

GS1 veut accélérer la digitalisation de la filière V&S

Suite au travail mené depuis janvier 2017 avec une trentaine de professionnels des V&S, GS1 lance la plate-forme codeOnline.fr afin d’aider tous les acteurs de la filière à créer une fiche d'identification numérique pour chacun de leurs produits et accélérer ainsi le processus de digitalisation.

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