ENQUÊTES - DISTRIBUTION - Logistique
La mondialisation de la consommation transforme la logistique en outil marketing
Les producteurs et les négociants ne peuvent pas garantir à 100% la qualité de leurs cuvées s’ils ne contrôlent pas les conditions de transport, qui plus est dans un contexte où les grands vins sont de plus en plus nombreux à franchir une frontière avant d’être consommés.
Le vin ne devrait pas subir des températures au-dessus de 30 °C, ou des pics de plus de 24 °C d’une durée de plus de 30 mn. Même des températures au-delà de 20 °C, accélèrent nombre de réactions chimiques. Fort de ce constat, eProvenance, une entreprise basée à Boston avec des bureaux, entre autres à Bordeaux, a développé en 2008 une puce qui, placée dans une caisse de vins, mesure les fluctuations en température pendant son transport. L’année de son lancement, une dizaine de domaines prestigieux tels que les châteaux Margaux, Haut-Bailly et Palmer ont testé cette solution afin d’évaluer les conditions de distribution de leur vin.
À ce jour, environ une trentaine de propriétés l’auraient adopté pour tout ou partie de leurs expéditions. Les données récoltées par eProvenance indiqueraient que jusqu’à 46% des vins sont exposés pendant la durée de leur transport à des chaleurs inacceptables. Selon Robert Parker, ce chiffre avoisinerait 10% à 25% des vins distribués aux États-Unis.
En 2012, eProvenance introduit une deuxième génération de capteurs d’une durée de vie de 15 ans. Compatible avec le protocole Near Field Communication dit NFC (communication en champ proche), elle peut être lue à travers le bois et facilite la communication des données via des applications Smartphone. Le capteur eProvenance 2G peut être intégré directement dans une caisse bois grâce à un usinage spécifique. L’entreprise cherche à peaufiner encore son capteur afin de l’équiper d’une technologie permettant d’évaluer le taux d’humidité et d’un GPS pour localiser les caisses à tout moment.
Un outil au service du marketing
La traçabilité introduite par ce système permet de choisir ses prestataires logistiques. « Nous avons choisi de tester les conditions de stockage et de transport en plaçant des capteurs eProvenance dans une caisse, raconte Christophe Marty, IT manager de la maison Bordeaux Winebank. Il s'est avéré que durant le transport en bateau non réfrigéré, la température passait de 25 degrés le jour à 5 degrés la nuit. Pour assurer une qualité optimale, nous avons donc sélectionné nos partenaires sur de nouveaux critères de qualité et, aujourd’hui, dans chaque caisse, nos clients trouvent un certificat “Five Star provenance” qui permet d'authentifier celle-ci grâce à un identifiant unique. »
En effet, cette technologie et sa facilité de lecture ouvrent aujourd’hui de nouvelles voies en termes de marketing. D’une part les informations récoltées par eProvenance peuvent être communiquées au consommateur via un court message et/ou un graphique indiquant les données de température et l’indice de bonne conservation. D’autre part, le producteur de vin ou négociant peut se constituer une base de données sur toutes les personnes lisant les capteurs, des renseignements qui lui permettront d’affiner une campagne de communication et/ou effectuer des mailings auprès d’œnophiles. « Ce système nous permet de créer un lien avec le consommateur final auquel nous avons rarement accès puisque nos vins sont vendus par des maisons de négoce », souligne Nicolas Labenne, directeur technique de Château Lynch-Bages.
Le vin ne devrait pas subir des températures au-dessus de 30 °C, ou des pics de plus de 24 °C d’une durée de plus de 30 mn. Même des températures au-delà de 20 °C, accélèrent nombre de réactions chimiques. Fort de ce constat, eProvenance, une entreprise basée à Boston avec des bureaux, entre autres à Bordeaux, a développé en 2008 une puce qui, placée dans une caisse de vins, mesure les fluctuations en température pendant son transport. L’année de son lancement, une dizaine de domaines prestigieux tels que les châteaux Margaux, Haut-Bailly et Palmer ont testé cette solution afin d’évaluer les conditions de distribution de leur vin.
À ce jour, environ une trentaine de propriétés l’auraient adopté pour tout ou partie de leurs expéditions. Les données récoltées par eProvenance indiqueraient que jusqu’à 46% des vins sont exposés pendant la durée de leur transport à des chaleurs inacceptables. Selon Robert Parker, ce chiffre avoisinerait 10% à 25% des vins distribués aux États-Unis.En 2012, eProvenance introduit une deuxième génération de capteurs d’une durée de vie de 15 ans. Compatible avec le protocole Near Field Communication dit NFC (communication en champ proche), elle peut être lue à travers le bois et facilite la communication des données via des applications Smartphone. Le capteur eProvenance 2G peut être intégré directement dans une caisse bois grâce à un usinage spécifique. L’entreprise cherche à peaufiner encore son capteur afin de l’équiper d’une technologie permettant d’évaluer le taux d’humidité et d’un GPS pour localiser les caisses à tout moment.
Un outil au service du marketing
La traçabilité introduite par ce système permet de choisir ses prestataires logistiques. « Nous avons choisi de tester les conditions de stockage et de transport en plaçant des capteurs eProvenance dans une caisse, raconte Christophe Marty, IT manager de la maison Bordeaux Winebank. Il s'est avéré que durant le transport en bateau non réfrigéré, la température passait de 25 degrés le jour à 5 degrés la nuit. Pour assurer une qualité optimale, nous avons donc sélectionné nos partenaires sur de nouveaux critères de qualité et, aujourd’hui, dans chaque caisse, nos clients trouvent un certificat “Five Star provenance” qui permet d'authentifier celle-ci grâce à un identifiant unique. »
En effet, cette technologie et sa facilité de lecture ouvrent aujourd’hui de nouvelles voies en termes de marketing. D’une part les informations récoltées par eProvenance peuvent être communiquées au consommateur via un court message et/ou un graphique indiquant les données de température et l’indice de bonne conservation. D’autre part, le producteur de vin ou négociant peut se constituer une base de données sur toutes les personnes lisant les capteurs, des renseignements qui lui permettront d’affiner une campagne de communication et/ou effectuer des mailings auprès d’œnophiles. « Ce système nous permet de créer un lien avec le consommateur final auquel nous avons rarement accès puisque nos vins sont vendus par des maisons de négoce », souligne Nicolas Labenne, directeur technique de Château Lynch-Bages.


Chinon : des ventes en baisse et une communication en recul 

