Une527bisÀ nouveau président, nouvelle stratégie. Dans son premier discours en tant que président du CIVB, Allan Sichel a marqué sa différence avec son prédécesseur Bernard Farges. Alors que ce dernier militait pour le financement de l’arrachage, Allan Sichel n’a pas prononcé le mot une seule fois. Il a pourtant fait le même constat : « La production des vins de Bordeaux en année normale – autour de 5,5 Mhl – est désormais largement supérieure à nos volumes de commercialisation. » Il a insisté ensuite sur le fait qu’il existe des « pistes de développement à l’export », même s'il est peu probable que cela permette de « compenser la baisse continue de la consommation de vin sur le marché français », qui « représente 55% de nos ventes ». Il arrive également à la conclusion d’agir « simultanément sur le volume produit en AOP gironde ». Le CIVB s'est ainsi doté d’un volume régulateur qui « vise à lisser les décalages entre l’offre et la demande ». Ce dispositif, inspiré du modèle champenois, est une démarche collective à l’image de la réserve interprofessionnelle mais qui sera pérenne dans le temps. Il permet, dès lors qu’on reste en dessous du rendement autorisé (60 hl/ha en AOC bordeaux), de stocker du vin qui perd son appellation et n’est pas comptabilisé dans la production, et ne « pèse donc pas sur les marchés », précise-t-on au CIVB. À l’arrachage, Allan Sichel semble préférer l’idée de « réaffecter certaines terres viticoles à la culture alimentaire humaine ou animalière, à la captation de carbone ou la production d’énergie verte » et d’éviter ainsi que le potentiel viticole soit « définitivement amputé ». Ces « conversions vertueuses », difficilement compatibles avec les financements européens, exigeraient toutefois une « assistance financière pour leur mise en œuvre », sur laquelle Allan Sichel n’a pas donné de précisions.

V&S news prend ses congés d’été et vous reviendra après le 15 août

Le défi de l’emballage durable pour les vins et spiritueux

Vin en vrac, bouteille en verre allégée, vin en BIB, bouteille papier, consigne ou encore réutilisation de n’importe quelle bouteille pour la recharger : les initiatives se multiplient pour rendre l’emballage des V&S le plus durable possible. Mais le défi reste entier : il faut convaincre, voire convertir le consommateur pour l’amener à changer ses habitudes. Retour sur la table ronde consacrée au packaging qui s’est tenue dans le cadre du symposium « Act for change », organisé par Vinexposium à Bordeaux le 20 juin dernier.

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Le Crédit agricole Alpes-Provence note la santé financière des metteurs en marché

Président du conseil d’administration du Crédit agricole Alpes-Provence (13, 84, 05), Franck Alexandre assure que la situation financière de 80% à 90% des entreprises viticoles de la vallée du Rhône demeure saine, même si leurs dirigeants restent très prudents face à l’avenir. Un attentisme qui pourrait impacter l’investissement à court terme et la qualité des produits à moyen terme.

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