remycointreau telmontRémy Cointreau annonce être entré « en négociations exclusives en vue de l'acquisition d'une participation majoritaire du capital de la société Champagne J. de Telmont ». Produisant actuellement 360 000 cols, la maison de champagne familiale J. de Telmont (Damery, 51) est entre les mains de Bertrand et Pascale Lhopital, descendants du fondateur. Selon le communiqué, « le périmètre de l'offre d'acquisition inclut les marques, stocks, outils de production et actifs immobiliers du domaine, ainsi que des vignes en Champagne ». Pour mémoire, en janvier 2019, la famille Lhopital avait dû céder au groupe Lanson-BCC 50% de sa société d’exploitation viticole La Croix d'Ardillère, propriétaire de 19,5 ha de vignobles. En tenant compte de ce vignoble, la maison exploite une trentaine d'hectares et a noué des contrats pour une soixantaine d'autres.
Cela sonne comme un retour, dix ans après, pour le groupe Rémy Cointreau qui avait dû céder, pour des raisons financières, d'abord la maison Krug, puis en novembre 2010, les maisons Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck. On peut en déduire que le champagne est incontournable pour un groupe de spiritueux qui souhaite pénétrer certains réseaux prescripteurs, ou comme relais de croissance sur des marchés tels que la Chine. La même logique explique l'acquisition récente du champagne Lallier par le groupe Campari. Ces maisons familiales seront d'autant plus faciles à développer que le modèle champenois est en voie d'évolution vers un modèle plus charentais. L'approvisionnement n'y est plus un enjeu, ce qui renforce le poids des maisons, surtout celles possédant un réseau de distribution. Pour autant, cette acquisition suscite quelques questions. Premièrement sur l'avenir du partenariat de distribution en France entre Rémy Cointreau et le groupe Bollinger ; deuxièmement sur l'envie ou la capacité réelle de la famille Hériard-Dubreuil à investir en Champagne dans la mesure où de nombreuses maisons plus connues sont – ou vont être – à la vente en cette année de disette liée à l’épidémie de Covid-19. On notera par ailleurs, dans les points positifs, que le groupe a nommé Ludovic du Plessis au business development de cette acquisition. Celui-ci était précédemment directeur exécutif de Louis XIII, après avoir passé 11 ans à occuper différentes fonctions au sein de la maison de champagne Moët & Chandon.

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